La Ligue Guinéenne des droits de l’homme(LGDH) en partenariat avec la Rencontre Africaine des Droits de l’Homme(RADHO)et la Fondation Friedrich Ebert(FES) ont organisé en Guinée Bissau du 25 au 26 Mai 2009 une conférence sur le dialogue nationalen, sous le théme : “La Stabilité politique et militaire de la Guinée-Bissau comme condition pour une paixdurable dans la sous-région”.
La conférence fut présidée par son excellence M. le Président de la république Dr. Raimundo Pereira et a par ailleurs vu la participation des membres du gouvernement, des autorités militaires, du corps diplomatique et des autorités locales et traditionnelles. Les débats se sont déroulés dans un esprit réciproque, d’ouverture, et de fraternité. Ce climat détendu a été inspiré par la conviction de l’importance du dialogue dans la prévention et résolution des conflits. Etant donné que la Guinée-Bissau a été le théatre, ces derniers temps, de convulsions politiques et militaires causées essentiellement par la difficile cohabitation entre les pouvoirs publics, les institutions démocratiques les différentes forces vives du pays et les forces armées provocant du coup une ambiance nébuleuse caractérisée par la montée successives des changements d’ordres constitutinnels, les assassinats de figures publiques, conséquence : L’aggravation de l’extréme pauvretéet des tensions sociales. Reconnaissant que l’organisation permanente d’élections démocratiques, libres, justes et transparentes n’a jamais reussi à apaiser la difficile atmosphére politique où régnent la méfiance, et les sentiments de haine et de vengence dans l’esprit des différents segments de la société.
Etant donné que depuis l’ouverture démocratique en Guinée jusqu’aujourd’hui aucune législature n’est arrivée à terme, aucun président de la république n’a accompli son mandat constitutionnel, enfin un cycle vicieux d’instabilités chroniques qui fragilisent encore les organes déjà vulnérables de la souveraineté, en rendant inopérant et incapables l’accomplissement total de leurs missions constitutionnelles.
Etant donné que le pays est devenu, ces derniers temps une plaque tournante de trafic de stupéfiants, en profitant ainsi des difficultés des autorités nationales à controler efficacement nos frontiéres, ce qui constitue un potentiel facteur de menace a la paix, avec des conséquences incalculables. Par ailleurs, la couverture suspecte de hautes figures civles et militaires dans cette affaire illicite, révéle la dimension tant préocupante, pour l’avenir du pays, en tant que membre du concert es nations.
Etant donné que la violence en Guinée-Bissau a dépassé toutes les limites, avec le double assassinat du chef d’état major des forces armées et du président de la république survenu les 1 et 2 Mars 2009 , affectant ainsi la cohésion interne.
Reconnaissant que la culture de la paix doit prendre en compte tous les aspects de la vie : Formation religieuse, éducation, relations interpersonnelles entre autres, dans leurs diverses formes. Pour atteindre cet objectif, il est impérial d’éviter l’emploi récurrent et inutil de langages et de comportements qui puissent offenser les sentiments politiques, religieuseux et culturels d’une ou autre catégorie sociale.
Etant donné que les instances traditionnelles de pouvoir jouissent d’un prestige et d’une influence inestimable dans leur localités, dans la mesure où elles jouent un role fondamental dans la prévention et résolution des conflits.
Etant donné que la justice est le vecteur fondamental pour assurer le respect à la dignité de la personne humaine et par consèquent facteur primordial pour le maintien de la paix et de la tranquilité publique.
Reconnaissant que la solution aux problémes que rencontre la Guinée-Bissau dépend en premier lieu des guinéens, sans préjugé de la contribution de la communauté internationale, en tant que partenaire au développement du pays, cette solution ne peut étre que trouvée à travers un dialogue franc, ouvert et participatif générateur de consensus. Aprés une discussion fructueuse et chaleureuse, les participants à cette conférence déclarent et recommandent les points suivants : • Reconnaitre l’importance extréme de l’institutionnalisation d’un forum de dialogue entre toutes les forces vives de la nation de maniére à surpasser les problémes que rencontre le pays. • Apeler la classe politique pour qu’elle évite de tenir des discours incendiares et offensifs, pendant la campagne élctorale, qui puissent provoquer la division entre les guinéens. • Encourager le gouvernement à investir encore plus dans l’investigation des évenements du 1et 2 Mars 2009 de maniére à, d’une part reconquérir la confiance des citoyens vis-àvis des institutions et d’autre part à prévenir d’éventuels comportements semblables. • Exhorter le gouvernement à intensifier les actions de combat à l’encontre des narcotraficants, en équipant les institutions d’investigation et de controle frontalier de moyens nécessaires pour ainsi faire face au fléau et durcir les sanctions aux auteurs de ces actes. • Reconnaitre la nécessité de création d’une seconde chambre parlementaire qui sera constituée d’agents du pouvoir traditionnel et des organisations de la société civile. • Motiver le gouvernement le gouvernement à accélérer le programme de réforme dans le secteur de la défense et de de la sécurité, en diligentant auprés des partenaires internationaux pour que moyens nécessaires à cet effet soient disponiblles à court terme, de maniére à pouvoir constituer quelques forces armées modernes et démocratiques à la hauteur des exigences du moment ; • Inviter l’Etat à à procéder, aux niveux national, international,et régional, les échanges d’informationset de données d’expérience quant aux moyens utilisés pour la résolution des conflits sociaux que la guinée traverse ces derniers temps ; • Que la communauté internationale renforce ses activités de coopération avec le gouvernement de la Guinée-Bissau afin de de l’aider à surpasser les actuelles contraintes économiques, sociales et politiques. • Motiver l’organisation d’une conférence nationale sur vérité et réconciliation en Guinée-Bissau. • Enfin, les participants à la conférence expriment leur prifonde reconnaissance et remerciment à la L.G.D.H, à la RADHO et à la Fondation Friédrich Ebert,mais également les chefs militaires en la personne de du chef d’état-major général des forces armées, le commandant Zamora Induta, au gouvernement de la Guinée-Bissau, pour leur volonté manifeste dans l’organisation de cette conférence. Les participants expriment de maniére particuliére leur remerciment pour l’intéretpersonnel démontrépar son excellence M. Le Président de la république Dr. Raimundo Pereira, para la concrétisation de la présente conférence.
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